23 novembre 2008 - Ciao les spaghettis, bonjour la Slovénie!
Le départ de Milan est placé sous le signe de la pluie.
Départ donc sous un temps plus que pourri, qui nous mène à Pandino. Comme d’hab’, nulle part où dormir, et un restaurateur nous conseille d’aller voir les étudiants, vers le château…on n’est pas sûrs de bien comprendre, mais on va voir. On passe donc l’entrée de ce château fort, et on tombe effectivement sur un troupeau de jeunes étudiants, qui ne nous quittent plus de la soirée, bien decidés à nous aider.
On est en fait à l’internat de l’Ecole des métiers du Lait de Pandino.
Nous nous croyons donc sauvés pour la soirée, mais c’est sans compter que le château est un bâtiment municipal, et que les professeurs refusent de nous y laisser dormir, cela étant interdit…
Après de longues pallabres, nous sommes presque resignés à aller planter la tente ailleurs, sous la pluie…lorsque notre bonne étoile pointe son nez: le Maire passe justement par là. C’est donc lui qui nous autorise à dormir dans une grande salle du château, il nous passe même les clés!
Nous avons donc droit à notre nuit de châtelains, et le lendemain matin, nous avons la chance de pouvoir visiter l’école où les élèves apprenent à fabriquer du fromage.
Inutile de dire que nous en avons profité pour faire de larges provisions en Fontina pour la suite du voyage!
Retour sur les vélos, et retour de la pluie. Bizzarement, elle ne me dérange pas tant que ça…enfin beaucoup moins que la grisaille. Ce qui est bien quand il y a du soleil, c’est qu’il y a de la lumière, et ça rend content…
Ce soir, on arrive à Ghedi, et on a le droit d’installer la tente dans la cour de la pizzeria où l’on a mangé une bonne Marinara. La Marinara n’existe pas en France, c’est en fait une Margherita…sans le fromage! (et oui, quand on n’a pas de sous…)
On se réveille, et le soleil fait enfin son apparition…miracle! je roule en Tee-shirt, quel luxe pour un mois de novembre!
Ce jour là sera celui des beaux petits villages.
Tout d’abord, Montecchiari. Un village à l’italienne, tel que je pouvais l’imaginer: petites rues très très étroites, maisons de toutes les couleurs, soleil et farniente. Et en plus, pas de touristes! c’est l’avantage de ne pas être en plein mois d’août.
On reprend les vélos, pour arriver à Borghetto. On n’a pas fait beaucoup de kilomètres aujourd’hui, mais on craque, on va y passer la nuit. C’est tout simplement trop beau: petit village fortifié avec un lac et des cascades en son centre, un château fort un peu plus haut, odeurs de provence, et le vieux pont de pierre…
Et on n’a pas fini d’en prendre plein les yeux, car le lendemain, on arrive à Vérone. C’est carrément la plus belle ville que l’on ait vue jusque là à mes yeux. Encore plein de couleurs vives, encore des dédales de rues incroyables, mais en plus, un charme impalpable, peut-être apporté par les ombres de Roméo et Juliette qui planent au dessus des toits…
Lendemain, objectif Padoue! C’est vraiment l’été! Il fait chaud, et les paysages ne sont pas sans rappeler le sud, avec plein de pins.
Niveau itinéraire, pour la premiere fois, on se plante. 20kms dans la mauvaise direction, enfin non, plutôt, on avait decidé de tenter les toutes petites routes pour une fois, et on n’avait pas remarqué une jonction impossible…enfin bref, on arrive à Padoue, et une très bonne surprise nous y attend: le grand marché dominical. Tout affamés qu’on était, on se fait un petit bonheur à refaire notre garde manger de saussisson, jambon, fromages…sans oublier les nombreuses dégustations que l’on n’a pas longtemps hesité à prendre d’assaut!
Padoue est aussi une jolie ville, avec plein d’arcades au dessus des trottoirs, mais surtout, avec deux somptueuses cathédrales, aux toits en dômes - les Duomos - non sans rappeler la forme des observatoires…un autre moyen de se rapprocher des étoiles peut-être.
Nous passons presque deux jours - absolument géniaux - à Padoue, avant de prendre la route vers Venise.
Le grand pont de 4kms qui relie la cité au continent est passé, nous y voila! Une sacré étape est franchie.
Ma première impression de Venise est absolument désastreuse.
Comme vous le savez certainement, cette cité est pleine de canaux, et pour les franchir, il y a des ponts-escaliers. En gros, Venise à vélo, c’est pas envisageable (d’ailleurs c’est interdit…), il nous fallait donc les laisser quelquepart avec les sacoches avant d’entrer dans la cité. On va tout d’abord demander aux policiers. Avant même d’écouter notre histoire, ils nous envoient vers le dépose-bagage (payant). Nos vélos étant trop gros pour cette solution, on se dit qu’on pourrait les déposer au fond d’un parking…26 euros pour la nuit, inenvisageable…un autre parking…pareil. En gros je comprends vite, à Venise, personne ne sera là pour nous aider, il va falloir nous débrouiller par nous mêmes. Enervés, on finit par monter au 3eme étage d’un grand parking à l’insu des gardiens, les poser provisoirement dans un endroit discret.
Passons sur les prix absolument exhorbitants de tout, et sur notre condition nouvelle de portefeuilles ambulants, et je dois dire que je me reconcillie vite avec la ville (pas avec les gens…).
Et oui, Venise est somptueuse. Les innombrables canaux, les gondoles, les entrées d’immeubles sur l’eau, tout cela est bien vrai, et c’est effectivement unique et hallucinant…
Niveau hébergement, on devient difficiles. Maintenant, on veut des centres-ville. Et avec un peu d’imagination, plein de solutions s’offrent a nous…
C’est après deux jours bien remplis à Venise que vient un moment qui devait arriver…Tony doit rentrer vers la France, à contre coeur, mais stage oblige…
Petit bilan de 3 semaines ensemble: c’était vraiment génial !!! (et dire qu’à la base, il ne devait rester que 3 jours…)
Tony, c’est vraiment cool que tu sois venu, et puis un jour, on remettra bien ça (de toutes façons, il faudra bien prendre notre revanche sur la Casa del Pellegrino…)
Je retraverse le pont, en sens inverse. Cette fois, je suis seul. C’est un nouveau voyage qui commence.
Je jette quelques coups d’oeil derrière moi de temps à autre, et non,il n’y a plus personne…
Allé, je me concentre sur mes objectifs, et c’est parti!
Cette étape me mène à Latisana, entre Venise et Trieste. Les paysages sont composés d’immenses champs tout verts, qui ressemblent un peu à des rizières.
Il fait froid, et je passe ma première soirée bien au chaud à bouquiner dans un café.
Et le lendemain, je passe la frontière Slovène!
Je commencais à peine à baragouiner l’italien que me voila dans un pays où, pour de bon, je ne connais rien à la langue!
De ce que j’ai vu de la Slovénie jusqu’à présent, la nature est beaucoup plus présente, on voit un peu moins l’empreinte de l’homme qu’en Italie, et c’est somptueux.
Et les Slovènes sont des gens extrêmement chaleureux. Pour ma première nuit dans ce pays, j’ai été accueilli à bras ouverts par Bojan, Zoran et Nadja.
Voila donc pour ce bout de voyage…
…et vous avez le bonjour de Barthélémy!
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- Published:
- 11.23.08 / 1pm
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